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Le marché de la domotique

domotDe puissants moteurs pour soutenir l’essor du marché

L’automatisation et la programmation des équipements de l’habitat ont le vent en poupe. Selon
l’analyse exclusive de Xerfi, le marché français de la domotique a progressé sur un rythme de
plus de 6% par an entre 2003 et 2010, cela malgré le trou d’air enregistré en 2009. Plusieurs facteurs
contribuent à son essor. Les ménages recherchent tout d’abord davantage de confort au sein de leur
logement et optent ainsi peu à peu pour ce type de matériel. La domotique accroît aussi la sécurité des
biens, au coeur des préoccupations des Français. Ces équipements contribuent également à réduire la
consommation d’énergie des logements, conformément à la future réglementation thermique du
bâtiment (RT 2012). Enfin, la domotique offre des solutions pour accroître l’autonomie des personnes
dépendantes dont le nombre augmente sensiblement d’année en année avec le vieillissement de la
population.

Des perspectives de croissance réjouissantes

Ainsi, selon les prévisions, l’activité progressera, sur un rythme proche de celui enregistré
les années passées. Et à plus long terme les perspectives sont encore plus encourageantes. D’ici 2020,
les logements construits devront être à énergie positive, c’est-à-dire totalement autonomes d’un point de
vue énergétique. Cela signifie aussi que les bâtiments vont devoir devenir intelligents et
communicants afin de réduire leur consommation en automatisant entre autres :
· le chauffage au sein de l’habitat ;
· l’occultation des parois vitrées en cas de forte chaleur ou de grand froid ;
· la mise en service des appareils ménagers en fonction de la production électrique de panneaux
photovoltaïques.

Certains risques doivent être pris en compte par les professionnels à court terme

Malgré d’indéniables facteurs structurels de croissance, le marché de la domotique reste vulnérable. La
profession devra notamment composer avec un contexte conjoncturel dégradé. En effet, les nuages
s’accumulent au-dessus de l’économie française. Le niveau élevé du chômage et le virage de la rigueur
vont inexorablement peser sur le secteur du bâtiment. Or l’activité de la domotique demeure encore liée
à l’évolution des mises en chantier de logements. Par ailleurs, d’importants blocages subsistent chez
les utilisateurs et les professionnels de l’immobilier. Rares sont de fait les promoteurs français à
recourir à la domotique, y compris dans les programmes immobiliers haut de gamme. Hormis des
questions de coûts, les Français sont encore assez réfractaires aux nouvelles technologies appliquées
aux bâtiments, contrairement aux Norvégiens ou aux Suisses.

L’évangélisation du marché va continuer

Mais ces freins peuvent être levés selon l’analyse de Xerfi en actionnant deux leviers :
· consolider l’offre des opérateurs en améliorant la qualité des produits et des installations. Les
fabricants ont pour cela un rôle central à jouer dans la formation des artisans. Ils doivent aussi
accentuer leurs opérations de communication à destination du grand public et renforcer leur lobbying
auprès des promoteurs et des architectes ;
· structurer davantage la filière, par exemple en mettant en place des retours d’expérience entre les
installateurs et les architectes. Du côté des fabricants, les opérations de croissance externe ou la
mise en oeuvre de partenariats technologiques intra ou inter-sectorielles contribuent également à
consolider le marché.

Une opportunité de croissance pour de nombreux acteurs

La domotique offre donc d’importantes opportunités aux entreprises qui souhaitent s’y développer.
Hormis les artisans du bâtiment, et notamment les électriciens qui ont les capacités à se former à ces
nouvelles technologies, le marché continue d’accueillir un grand nombre d’acteurs issus d’horizons
divers, dont notamment :
· des grands groupes spécialisés dans les matériels électriques comme ABB, Eaton, Hager,
Legrand, Schneider Electric, Siemens, etc.
· des spécialistes des ouvertures à l’image de VKR (Velux) ou Griesser. D’autres acteurs issus de
ce segment reste absents de la domotique. Mais pour combien de temps encore ?
· des pure-players comme Delta Dore, Niko, Somfy ou Theben ;
· des acteurs issus des télécoms. Bouygues, Orange ou SFR ont fait leur entrée récemment aux
côtés d’Apple, de Google, de Microsoft ou de Nokia ;
· et des groupes de l’énergie à l’instar d’EDF ou de GDF Suez.

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à propos Olivier VALETTE

Comptable de métier, j’ai décidé d’exercer ma passion qu’est la domotique. Je tiens ce blog après mon travail ou sur mon temps libre. J’essaie d’apprendre aux autres, mais j’en apprend aussi beaucoup de vous. Pour moi, la domotique ne doit pas être quelque chose de complexe, mais quelque chose d’accessible à tous. Cela doit nous permettre de faciliter la vie au quotidien, de nous permettre de passer plus de temps en famille et en sécurité tout en prenant soin aussi de notre planète, sans gaspillage inutile.

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Un commentaire

  1. Quelle place pour les intégrateurs ?
    les FAI tentent de phagocyter le marché avec leur box, les acteurs tels Somfy, Delta Dore tentent de trouver leur place à coté de Lgrand, Hager…
    La domotique reste chère, trop chère et l’offre n’est pas uniforme. C’est un peu, dis moi ce que tu veux, ton budget et je te le fais. Je ne suis donc pas sur qu’aujourd’hui un intégrateur puisse vivre de la « domotique du pleuple », pour l’instant cela reste réservé au tertiaire et autre marché haut de gamme.

    C.H.

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