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Le cloud computing (stockage en ligne) lié à la domotique : comparatif

Le cloud computing (stockage en ligne) lié à la domotique

le développement très rapide des smartphones, des apps et du Cloud Computing a donné naissance à une nouvelle réalité, dont s’emparent les utilisateurs. Nous avons besoin de plus en plus d’espace de stockage. Les disques durs coûtent cher et ne sont pas fiables à 100 %.

Les usages de ces services sont très variés, certains sont gratuits d’autres payant, voire même très très cher.

A quoi peut on les utiliser ?

– sauvegarde de la base de donnée de certains serveurs faisant fonctionner votre domotique.

– sauvegardes des photos et vidéos capturées par les caméras de surveillance (pratique lorsque l’on est victime d’un cambriolage ; cela permet d’avoir des photos ou des vidéos du ou des cambrioleurs sauvegardées sur un serveur externe).

– sauvegarder ses documents important (comme je l’ai présenté dans un article précédent). En cas d’un éventuel sinistre (feu ou inondation) ; on pourra avoir une copie de certains documents permettant d’avoir une indemnisation mieux évaluée…

– partage de données avec d’autres utilisateurs comme des ami(e)s ou de la famille (photo et film de vacances).

Bien sur vous l’aurez compris, le paysage du Cloud s’est beaucoup modifié avec notamment de grosses évolutions chez Google et Microsoft et l’arrivée d’Amazon en France.

La mode du Cloud n’a pas que des effets bénéfiques. Ce label apposé aujourd’hui à n’importe quel service en ligne cache des réalités bien différentes. Dans le cas particulier des offres de stockage, les fournisseurs proposent un vaste spectre de prestations. L’étendue des services rendus est donc aussi importante que le seul tarif au gigaoctet, même si ce point sert le plus souvent de base de comparaison et de critère de choix.

Certains services sont de simples hébergeurs de fichiers, d’autres des solutions complètes de sauvegarde automatique, d’autres encore permettent l’édition collaborative de documents en ligne. De par les différences dans leur mode de fonctionnement, certains services peuvent être utilisés comme une extension de la capacité de stockage d’un ordinateur personnel, d’autres au contraire consomment autant de place localement qu’il n’y en a de disponible dans le Cloud.

Les critères pour comparer toutes ces offres ont été les suivants :

  • La taille maximale d’un fichier : certains fournisseurs ne stockeront pas de fichiers plus grands que 100 Mo. D’autres n’imposent aucune limite.
  • Les types de fichiers acceptés
  • La présence d’un client : une application client installée sur l’ordinateur local offre plus de souplesse dans la gestion de l’espace Cloud et démultiplie les possibilités. Des applications dédiées pour smartphone renforcent la facilité d’utilisation.
  • L’accessibilité aux documents via un simple navigateur web : utile pour consulter ses données depuis n’importe où
  • La synchronisation de dossiers entre plusieurs postes clients
  • La possibilité de sauvegarder automatiquement l’intégralité d’un ordinateur personnel
  • La possibilité de partager facilement un fichier avec n’importe qui via la création d’un lien privé
  • L’édition en ligne des documents
  • Le streaming de fichiers photo/audio/vidéo depuis le cloud
  • La confidentialité des données : sont-elles transmises en clair ou chiffrées ? Le prestataire peut-il consulter vos données ?

1) commençons notre analyse par Dropbox la référence. Créée en 2007, la société éponyme est devenue l’incontournable référence de la nouvelle génération de services de stockage Cloud. Les clés de son succès sont nombreuses.

Dropbox appartient à la famille des services de synchronisation multiposte. Dropbox fonctionne via un logiciel client, disponible pour toutes les plateformes majeures : Windows, Mac OS, Linux, iOS, Android. Ce client crée un dossier supplémentaire sur l’ordinateur, dont le contenu est automatiquement synchronisé avec l’espace de stockage en ligne de l’utilisateur. Ce dossier est aussi synchronisé avec tout autre ordinateur sur lequel le client Dropbox est installé et lié au même compte utilisateur. Dropbox permet aussi d’accéder à ses données directement depuis le web. On peut très facilement partager un fichier donné avec des connaissances. Les applications mobiles savent ouvrir des fichiers audios/vidéos/photos en streaming et même des documents Office.

Cette approche n’est pas sans défaut. Ainsi, elle ne permet pas de choisir un dossier arbitraire pour la synchronisation. Il faudra copier les données dans sa Dropbox impérativement ou utiliser des liens symboliques. On peut heureusement tout de même décider de ne synchroniser sur chaque poste client qu’une partie du contenu de la Dropbox en ligne. Pratique pour séparer vie privée et vie professionnelle. Via cette astuce, il est aussi possible de n’utiliser Dropbox que comme un espace de stockage en ligne qui ne monopolise de l’espace sur le disque dur local.

L’espace gratuit est toujours de 2 Go seulement (extensible à 18 Go si vous trouvez 32 filleuls à parrainer). Le forfait de 100 Go coûte 99 $ par an, celui de 200 Go, 199 $ par an, celui de 500 Go, 499 $ par an. Grâce à cette baisse, Dropbox se place au même niveau qu’un grand nombre de solutions concurrentes.

Dropbox a même fait des progrès concernant la confidentialité des données. Dropbox a mis en place depuis quelques mois un accès à authentification par deux facteurs. Un pirate aura donc plus de mal à accéder frauduleusement à votre compte. Le tableau sera parfait le jour où Dropbox permettra de créer une clé de chiffrement privée, inconnue de ses services. Pour le moment, les plus paranoïaques devront donc encore utiliser des programmes tiers comme BoxCryptor.

2) SugarSync, l’alternative

SugarSync est souvent cité comme l’alternative à Dropbox. Logiquement les deux services se ressemblent beaucoup, mais SugarSync a un avantage important : il permet de synchroniser entre plusieurs ordinateurs n’importe quel dossier choisi par l’utilisateur et peut donc servir de solution de sauvegarde (avec un historique de plusieurs versions des fichiers).

SugarSync utilise également un logiciel client, disponible pour Windows, Mac OS, iOS, Android, BlackBerry OS, Windows Mobile (mais pas Windows Phone) et Symbian. Notez l’absence de Linux. Les applications mobiles savent ouvrir des documents audios/vidéos/photos, le partage via un lien est permis. SugarSync permet même de partager des dossiers, et de partager des dossiers en fixant des permissions (par exemple, permettre à ses amis de voir, mais pas de modifier un album photo).

Les tarifs de SugarSync n’ont pas évolué depuis notre dernière édition. Ils sont par conséquent devenus un peu plus élevés que ceux de Dropbox : le compte gratuit vous donne droit 5 Go, 30 Go coûtent 50 $ par an, 60 Go 100 $ par an et 100 Go 150 $ par an. À 250 Go, les deux services se rejoignent (250 $ par an). Le compte 500 Go reste moins cher chez SugarSync : 400 $ par an contre 500 $ chez Dropbox. SugarSync n’impose pas de limites sur la taille des fichiers téléchargés.

Comme Dropbox, SugarSync chiffre de manière satisfaisante vos données pendant les téléchargements et le stockage dans le nuage, mais la clé de chiffrement est accessible à la société. SugarSync n’a pas encore mis en place une authentification à deux facteurs.

3) Carbonite : l’illimité à 50 €

Carbonite n’a ajouté aucune nouveauté à son service. Son tarif reste toujours aussi agressif : 50 € par an pour un espace de stockage illimité ! Cependant Carbonite est un pur service de sauvegarde. Il n’est pas possible de synchroniser un ou plusieurs dossiers entre plusieurs postes.

Carbonite repose sur un logiciel client fonctionnant sous Windows et Mac OS X. Celui-ci sauvegarde par défaut automatiquement tout le contenu du répertoire « utilisateurs », mais on peut ajouter d’autres dossiers particuliers. Des applications sont disponibles pour iOS et Android qui permettent de consulter les données sauvegardées depuis l’ordinateur. Elles sont aussi accessibles dans un navigateur depuis le site web de Carbonite. Par défaut, la taille des fichiers est limitée à 4 Go, mais on peut manuellement lever cette limitation dans les options du logiciel.

Pour garantir la sécurité des données qu’on lui confie, Carbonite utilise une transmission SSL 128 bits et un chiffrement Blowfish 128 bits sur ses serveurs.

4) Symform, le Cloud atomisé

Toutes les offres que nous avons détaillées jusqu’ici reposent sur un modèle commun : une société vous permet de louer un espace de stockage plus ou moins grand dans des data center. Symform casse ce moule et parie sur le stockage distribué mutualisé. Chaque utilisateur de SymForm offre aux autres un espace de stockage dédié sur sa propre machine, double de la quantité de données que lui-même entend stocker.

Ce mode de fonctionnement original impose une confidentialité très forte. Symform chiffre d’abord chaque fichier en AES 256 bits, puis le découpe en 96 blocs distincts qui sont alors distribués sur autant de machines aléatoirement choisies parmi le parc de clients de Symform. Sur ces 96 blocs, 32 sont des blocs de parités : il suffit donc de 64 blocs pour reconstituer les données originales. Cette forte redondance permet de garantir la conservation des données même si elles sont stockées sur des machines bien moins fiables que les serveurs d’un data center. Pour perdre un fichier, il faudrait en effet que 33 machines tombent en panne au même moment dans le monde. Symform surveille en permanence l’état des ordinateurs formant sa nébuleuse de stockage et reconstruit automatiquement les données perdues suite à la défaillance d’une machine.

Grâce à cette structure décentralisée, SymForm dispose d’une infrastructure gratuite et peut donc offrir des coûts très faibles, voire, et c’est une nouveauté, totalement nuls ! On permet désormais obtenir un espace en ligne illimité à la seule condition de contribuer au réseau Symform à hauteur du double que ce que l’on consomme. Autrement dit, aucun problème pour sauvegarder 1 To dans le nuage, du moment que l’on laisse 2 To accessible aux autres utilisateurs de Symform. Le coût est donc loin d’être nul, mais actuellement, un disque dur de 2 To se trouve pour une centaine d’euros. Symform peut même donner une seconde vie à tous ces vieux disques durs devenus trop lents ou trop étroits qui s’entassent d’habitude sur une étagère.

Parmi les autres particularités de Symform, citons l’impossibilité d’accéder à ses données via un navigateur web, l’absence de client iOS ou Android ou même Linux (seuls Windows et Mac OS X sont compatibles).

5) ADrive : 50 Go gratuits

ADrive est un autre concurrent intéressant de Dropbox. La société offre en effet 50 Go gratuitement. Il y a malheureusement beaucoup de limitations.

Primo, cette gratuité se paye par l’affichage de publicités lorsqu’on consulte ses données. Deuxio, à ce prix, aucun service supplémentaire n’est inclus : la gestion se fait uniquement par le site web, il n’y a pas de logiciel permettant une synchronisation ou des sauvegardes automatiques, ni d’application dédiée pour smartphone. On peut tout de même partager facilement un fichier via un lien de téléchargement. ADrive impose aussi une limite sur la taille des fichiers téléchargés : 2 Go. Enfin, ADrive dans sa version gratuite se distingue par l’absence totale de chiffrement que ce soit pendant les transferts ou le stockage.

Certains inconvénients disparaissent si on opte pour un abonnement payant au service. On obtient alors un client(Windows, Mac OS ou Linux) capable de gérer des sauvegardes automatiques, un accès FTP ou WebDAV et un tunnel SSL pour les transferts. Le stockage reste cependant en clair sur les serveurs de ADrive. L’offre est en outre assez onéreuse : 69,5 $ par an pour 50 Go, 139,5 $ pour 100 Go, 669,5 $ pour 500 Go et 1319 $ par an pour 1 To.

6) Amazon Cloud Drive : étonnament simpliste

Amazon n’est pas seulement qu’une des plus grosses boutiques en ligne. Amazon est un acteur clé du Cloud, qui héberge dans ses infrastructures un nombre colossal de services, dont Dropbox. Alors forcément, on attendait beaucoup de son offre Amazon Cloud Drive. On en attendait trop.

Pour le moment, Cloud Drive est un espace de stockage en ligne basique, accessible via le web ou une application Windows ou Mac (pas sur mobile) basique également. Il n’est même pas question de synchronisation d’un dossier particulier, non, rien, juste une interface d’upload direct vers le nuage.

La taille d’un fichier ne peut pas dépasser 2 Go. La sécurité des données n’est pas particulièrement satisfaisante non plus, Amazon stockant en clair vos fichiers (la transmission est tout de même en SSL 128 bits).

Sans doute, alors, Amazon se rattrape-t-il sur les tarifs ? Oui. Les cinq premiers gigaoctets sont gratuits, au delà, il faut payer 5 $ par an par tranche de 10 Go, jusqu’à 1 To. C’est presque le moins cher de notre comparatif.

7) Microsoft Skydrive : tout a changé !

A la veille de la sortie de Windows 8, Microsoft a profondément revu son offre de stockage en ligne SkyDrive. Mais les évolutions ne sont pas toutes positives. La pire ? L’espace offert gratuitement est tombé de 25 Go à 7 Go (les anciens comptes conservent heureusement leurs 25 Go) !

Ceci dit, SkyDrive demeure un des services les moins onéreux du marché : 20 Go supplémentaires ne coûtent que 8 € par an, soit quatre fois moins que chez Google ! De même, 50 Go ne coûtent que 19 € par an et 100 Go, 37 €. Il est impossible d’aller au delà, ce qui cantonne SkyDrive à un espace de partage de fichiers plus que de sauvegarde brute.

Pour la synchronisation justement, Microsoft a – enfin – créé des applications clientes, disponibles pour Windows (!), Mac OS, Windows Phone, Android et iOS. Si l’intégration dans Windows 8 et Windows Phone est très poussée et mériterait à elle seule un article, l’intégration à OS X est bien plus spartiate : l’application crée un dossier SkyDrive et synchronise son contenu, tout son contenu, rien que son contenu.

La taille maximale d’un fichier est maintenant limitée à 2 Go (100 Mo auparavant). La confidentialité est au niveau d’un Google : les données sont transmises chiffrées mais stockées en clair sur les serveurs de Microsoft. Et Microsoft n’a pas encore mis en place d’authentification deux facteurs !

8) Google Drive : hausse des prix et mort d’InSync

Attendu depuis de longues années, Google Drive a enfin vu le jour au printemps. Mais Google ne s’est pas contenté de créer une application de synchronisation pour son service d’hébergement de fichiers. La société en a profité pour refondre l’utilisation du stockage sur ses serveurs et modifier ses tarifs.

L’application Google Drive existe pour les principales plateformes PC (Windows), Mac (OS X) et mobiles (Android et iOS). Elle permet de synchroniser un ou plusieurs dossiers entre les machines sur lesquelles elle est installée et la nébuleuse. On accède également à ces documents via une interface web. Google Drive permet le partage rapide de fichiers, l’édition en ligne de ces fichiers (via la suite de Google Apps) et le streaming de flux audio ou vidéo. La taille maximale d’un fichier est de 10 Go, ce qui est plutôt confortable.

Google n’est pas exempt de défauts. Le plus gênant selon nous est la sécurisation relative faible des données. Si les échanges avec les serveurs de Google sont bien chiffrés (SSL), les données sont ensuite stockées en clair sur les serveurs de Google. N’importe qui avec votre adresse mail et votre mot de passe pourrait donc visualiser vos fichiers, tout comme Google au demeurant, même si les termes et conditions d’utilisation du service l’interdisent. Google se rattrape quelque peu en offrant la possibilité d’activer une authentification à deux facteurs.

Le second défaut est, comme nous l’avons évoqué, la hausse brutale des tarifs de stockage. Les 5 premiers Go sont toujours gratuits. Mais quand 20 Go supplémentaires coûtaient moins de 5 $ par an auparavant, vous devrez maintenant acquitter 30 $. Pour les plus grosses capacités (à partir de 100 Go) la hausse est plus modérée : « seulement » x2 !

Google Drive est par ailleurs toujours accessible via une autre application client compatible : InSync. Son intérêt est plus faible depuis l’apparition du client officiel Google, mais elle possède encore quelques fonctionnalités uniques comme une meilleure intégration aux explorateurs de fichiers pour un partage rapide, la gestion de plusieurs comptes ou la prise en compte de disques durs externes.

9) Mozy : EMC aux commandes

EMC, un des leaders du marché du stockage professionnel a attaqué le marché du Cloud personnel en rachetant Mozy. Mozy est à l’origine une solution de sauvegarde et non de synchronisation. Elle se place donc plus en concurrence de Carbonite que de Dropbox. De ce point de vue, la filiale d’EMC semble nettement moins intéressante puisque bien plus onéreuse que Carbonite. Un compte Mozy gratuit donne droit à 2 Go de stockage. Si l’on a besoin de plus, il faut débourser environ 55 € pour 50 Go, 100 € pour 125 Go, 500 € pour 500 Go ou 1000 € pour 1 To.

Mais Mozy a lancé depuis un an et demi une fonctionnalité de synchronisation, Mozy Stash, encore en beta. Grâce à Stash, Mozy devient une alternative intéressante à Dropbox.

Car Mozy a de vrais arguments à faire valoir. D’une part, son appartenance à une société aussi puissante qu’EMC (qui contrôle notamment Iomega ou VMWare) peut rassurer. D’autre part, son logiciel de gestion est disponible aussi bien pour Mac OS X que pour Windows et des applications existent pour iOS et Android. Enfin, Mozy offre une garantie supplémentaire de confidentialité. En effet, le client Mozy chiffre les données localement une première fois avant de les transmettre via une connexion SSL. La clé de chiffrement locale peut être soit une clé générée automatiquement par le logiciel, soit une clé définie par l’utilisateur lui-même. Dans ce dernier cas, Mozy ne stocke pas la clé, ce qui garantit que la société ne peut en aucun cas pas déchiffrer vos données.

10) Wuala : sûr mais cher

Et voilà Wuala. D’origine helvétique, Wuala est aujourd’hui propriété de LaCie, donc de Seagate. La société reste néanmoins européenne et utilise des centres de données situés en UE. Wuala est par ailleurs une solution complète capable à la fois de synchronisation et de sauvegarde.

Le client est disponible pour toutes les plateformes majeures (Windows, Mac OS X, Linux) et des applications existent pour les smartphones Android et iOS. Le site web de Wuala permet de voir ses fichiers et même d’éditer des documents ou de diffuser à la volée des contenus audio ou vidéo. On peut également obtenir des liens de partages.

Wuala est malheureusement un service assez onéreux. Les comptes gratuits ont certes été augmentés de 2 à 5 Go depuis avril, mais les forfaits de stockage – déjà chers – ont subi une belle inflation. On doit louer 20 Go pour 29 € par an, 50 Go pour 65 €, 100 Go pour 109 €, 200 Go pour 219 €, 500 Go pour 549 € et 1 To pour 999 €. Dans la précédente édition de ce comparatif, Wuala facturait le téraoctet à 649 € !

Wuala a heureusement aussi augmenté la taille maximale d’un fichier de 14 Go à 40 Go.

Enfin, la confidentialité est toujours un des grands atout de Wuala. Les données sont en effet chiffrées localement (AES 256 bits) sur le poste client avant d’être transmises via un tunnel SSL. La clé de chiffrement reste inconnue de Wuala, qui ne peut donc en aucun cas décrypter vos données.

11) Hubic : utilisable mais inachevé

Face à ces concurrents, hubic reste toujours aussi attractif. À l’exception de SymForm (dont le mode de fonctionnement ne convient pas à tous les utilisateurs), hubiC est le seul service offrant un stockage illimité pour moins d’une centaine d’euros par an. Beaucoup de clients pourront également se satisfaire de l’offre 100 Go pour seulement 12 € par an ou des 25 Go gratuits.

En outre, depuis notre dernier dossier, la situation d’HubiC s’est bien améliorée. Depuis cet été, on peut même qualifier le service d’utilisable, ce qui en dit long sur les déboires qu’ont rencontrés les premiers clients. D’un point de vue fonctionnel, HubiC reste encore assez spartiate : par exemple, il n’offre toujours pas de fonction de synchronisation automatique. Mais les mois passés ont permis à OVH de sortir une interface web et des clientsPC, Mac, Linux, iOS, Android. Tous permettent la création rapide de liens de partage, la visualisation des contenus audio, photo.

Il reste cependant encore beaucoup de travail à OVH pour tenir toutes les promesses faites au lancement.

En l’état, hubiC reste donc un disque dur distant très simple et très peu cher. Le jour où il sera doté d’une fonction de synchronisation automatique, de sauvegarde automatique et d’un chiffrement avec clé privée des données, nous n’aurons plus grand chose à lui reprocher.

voici un tableau récapitulant les caractéristiques de chaque offre.

Skydrive Adrive Premium Adrive Gratuit Dropbox Insync Wuala
Taille max. d’un fichier 100 Mo 2 Go 2 Go 350 Mo via Web / illimité via client 10 Go 14 Go
Type de fichier accepté Tous Tous Tous Tous Tous Tous
Application cliente LiveMesh : Win et Mac OS Win, Mac OS, Linux Non Win, Mac OS, Linux Win, Mac OS Win, Mac OS, Linux
Application mobile IOS, Android, WP7 Non Non iOS / Android Non iOS / Android
Synchronisation multiposte Oui (Live Mesh) Non Non Oui Oui Oui
Sauvegarde automatique Non Oui non Non Non Oui
Edition en ligne Oui Oui Oui Non Oui Oui
Streaming audio/vidéo Oui A venir A venir Oui Oui Oui
Accessibilité web Oui Oui Oui Oui Oui Oui
Confidentialité Transmission SSL Transmission SSL Aucune Transmission SSL, stockage chiffré AES (clé connue de Dropbox) Transmission SSL Transmission SSL, chiffrement AES 256 local, clé privée optionnelle
Liens de partage Oui Oui Oui Oui Oui Oui
Tarifs annuels Skydrive : 25 Go gratuits. Live Mesh : 5 Go gratuits. Pas d’extension. 50 Go = 69,5 $ / 100 Go = 139,5 $ / 500 Go = 669,5 $ / 1 To = 1319 $ 50 Go gratuits 2 Go gratuits. 50 Go =100 $ / 100 Go = 200 $ / 1 To = 795 $ 1 Go gratuit pour Google Docs et Picasa. 0,25 $/Go au-delà 2 Go gratuits. 10 Go = 19 € / 25 Go = 39 € / 50 Go = 59 € / 100 Go = 99 € / 500 Go = 399 € / 1 To = 649 €
Symform Mozy Hubic Carbonite Sugarsync
Taille max. d’un fichier Illimitée Illimitée 10 Go 4 Go par défaut/Illimité en option (gratuite) Illimitée
Type de fichier accepté Tous Tous Tous Tous Tous
Application cliente Win, Mac OS Win, Mac OS Win (Mac OS et Linux à venir) Win, Mac OS Win, Mac OS
Application mobile Non Android, iOS iOS, Android iOS, Android iOS, Android, Blackberry, Win mobile, Symbian
Synchronisation multiposte Non En beta A venir Non Oui
Sauvegarde automatique Oui Oui A venir Oui Non
Edition en ligne Non Non Non Non Non
Streaming audio/vidéo Non Non A venir Audio Audio
Accessibilité web Non Oui A venir Oui Oui
Confidentialité Transmission SSL, chiffrement AES 256 (clé connue de Symform) Transmission SSL + chiffrement AES avec clé personnelle privée optionnelle Transmission SSL Transmission SSL + Chiffrement AES (clé connue de Carbonite) Transmission SSL + chiffrement AES 128 (clé connue de SugarSync)
Liens de partage Non Non A venir Oui Oui
Tarifs annuels Jusqu’à 200 Go gratuits. Illimité pour 110 €. 2 Go gratuits. 50 Go = 54,89 € / 125 Go = 98,89 € / 500 Go = 516,89 € / 1 To = 1066,89 €. 25 Go gratuits. 100 Go = 11,95 €. Illimité = 69,99 €. Illimité = 49 € 5 Go gratuits. 30 Go = 50 $ /

à propos Olivier VALETTE

Comptable de métier, j’ai décidé d’exercer ma passion qu’est la domotique. Je tiens ce blog après mon travail ou sur mon temps libre. J’essaie d’apprendre aux autres, mais j’en apprend aussi beaucoup de vous. Pour moi, la domotique ne doit pas être quelque chose de complexe, mais quelque chose d’accessible à tous. Cela doit nous permettre de faciliter la vie au quotidien, de nous permettre de passer plus de temps en famille et en sécurité tout en prenant soin aussi de notre planète, sans gaspillage inutile.

2 commentaires

  1. Bonjour,
    Je remarque qu’il manque malheureusement un service de stockage dans ce comparatif!
    Il s’agit de Bajoo, jeune entreprise lyonnaise qui avance rapidement, cette solution se fixe comme priorité la confidentialité des données de l’utilisateur.
    Etant donné que cette entreprise se trouve uniquement sous juridiction française, le patriot act ne la concerne donc aucunement, et le projet ayant été validé par la CNIL, il est certifié que même les employés ne peuvent pas accéder aux données (et donc les lire, les copier, etc…).
    Voici toutes les infos nécessaires à la comparaison :
    Nom | Bajoo
    Taille max d’un fichier | Illimité depuis les applications clientes, 20 Mo depuis les applications mobiles.
    Type de fichiers | Tous
    Application cliente | Windows, Mac Os (Linux à venir)
    Application mobile | Android, iOS (Blackberry et WinMobile à venir)
    Synchronisation multiposte | Oui
    Sauvegarde automatique | Non
    Edition en ligne | Non
    Streaming audio/vidéo | Oui
    Accessibilité Web | Non
    Confidentialité | Transmission SSL, chiffrement AES 256 local avec clé privée obligatoire
    Liens de partage | Oui
    Tarifs mensuels | Jusqu’à 20 Go gratuits. 50 Go = 5.99€. 100 Go = 12,99€. 1 To = 45,45€

    Pour ceux qui souhaitent essayer le compte gratuit, voici mon lien de parrainage : http://bajoo.net/vkgnvh7n

    Merci de votre attention et bonne journée!

  2. Bonjour Sylvain9, j’ai rajouté ton commentaire car effectivement l’offre a pas l’air mal, pour commencer avec 5go gratuit. De plus c’est français.
    Merci de ton intervention

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